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BIM Infra, risque et enjeux vus par Geomensura

Temps de lecture estimé : 5 minutes

Le BIM world qui a eu lieu à Paris début avril, confirme l’ouverture du BIM vers les métiers de l’infrastructure. De nouveaux enjeux attendent donc les acteurs du BIM Infra : échanges de données, connectivité, PPBIM, nouveaux IFC, on assiste bel est bien à une révolution numérique. Le BIM est lancé et cela ne s’arrêtera plus Pour ne pas rester sur le bord de la route, GEOMENSURA qui milite pour le BIM pour tous, livre ici sa vision des risques et enjeux du BIM infra pour passer sereinement le cap de cette transition digitale.
http://www.geomensura.fr/

Échange de données, pour quoi faire? 

L’un des principaux avantages de l’échange de donnée est de faire collaborer tous les acteurs d’un projet le plus tôt possible. Chacun doit ainsi pouvoir ajouter le bon niveau de détail, avec pour objectif que les modifications du projet aient un impact le plus faible possible sur son coût. Aujourd’hui, la donnée est déjà partagée, car sans partage, il est difficile de concevoir un ouvrage.

Pour autant, il est essentiel de mettre l’accent sur la qualité de l’échange et de la donnée partagée. C’est en effet sur ce point que le BIM infra est un enjeu important, car il n’est plus envisageable de se contenter d’un e-mail, pour modifier un plan. Le risque majeur du BIM Infra réside également dans la confusion entre le BIM, qui véhicule des informations techniques et fait la part belle à la donnée et la maquette réaliste souhaitée par les clients qui, quant à elle, apporte force de détails.

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Il y a ici un malentendu majeur car ce sont bien 2 choses différentes. Si on peut représenter des détails très réalistes, cela n’a aucun intérêt en maquette BIM. Mais le plus grave c’est que cela alourdit considérablement la maquette, au point d’avoir une taille de fichier inexploitable. C’est donc clairement un frein technologique.

Il ne faut pas confondre une scène réaliste et le BIM : le BIM définit un échange de données avec plus ou moins de détail. Une maquette ultra-réaliste pourra quant à elle représenter des détails. Ce sont des choses différentes qu’il ne faut surtout pas amalgamer, le format IFC ne le prévoit pas.

La clef de réussite du BIM Infra, passera donc par le sens que les professionnels donneront à leurs échanges de données. Et c’est bien le rôle des éditeurs de logiciels : trouver le sens, analyser l’usage, ce que l’on veut faire des données ou ce qu’il sera bon d’en faire dans quelques années. Leur mission, dès aujourd’hui est de bien interpréter et analyser les besoins du terrain et d’éduquer les utilisateurs à l’utilisation de la bonne donnée pour un projet.

Les enjeux autour de la connectivité

De nombreux enjeux se situent également autour des connexions transversales entre les différents outils. Les utilisateurs veulent pouvoir échanger de l’information dans tous les sens. Cette problématique sera commune à tous les éditeurs de logiciels qui devront rapidement pouvoir échanger leurs datas les uns avec les autres. C’est un enjeu important qui va pousser la profession à adapter ses road maps et trouver des compromis.

L’enjeu se situe aussi dans la connectivité des logiciels. Avec l’émergence du travail en mode collaboratif il y a ici d’importants axes de développement pour les éditeurs. GEOMENSURA l’a bien compris et travail déjà dans ce sens. Les outils montent en puissance dans les échanges pour connecter les logiciels à de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée, les connexions vers la GED (Gestion électronique de Documents), ou encore les nouveaux formats d’IFC Road.

2019 sera marquée par le changement de format des IFC qui évoluent vers un format résolument adapté à l’infrastructure. La version 2X3 dédiée à l’écriture des géométries du bâtiment évolue donc vers une nouvelle classe d’IFC appelés les IFC 4.1 ou IFC ROAD. Ce format 4.1 intègre l’alignement et bientôt la description complète d’un ouvrage routier. C’est un premier pas vers la prise en compte d’objets Infra qui seront de plus en plus nombreux à être intégrés.Ces nouvelles intégrations seront disponibles dans les prochaines mises à jour des solutions GEOMENSURA dès le second semestre 2019. L’éditeur nantais, est fier d’être l’un des moteurs de la diffusion des informations sur ces nouveaux formats IFC.

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Sonnette d’alarme autour du PPBIM

Aujourd’hui la tendance est à la normalisation de l’écriture des objets BIM dans le bâtiment, il est donc indispensable d’y associer les industriels, c’est toute la mission du PPBIM.

La norme XP P07-150, dite PPBIM consiste à définir une méthode de gestion normalisée d’un dictionnaire de propriétés des produits de construction. Cette norme doit permettre d’intégrer les industriels au BIM afin d’avoir une véritable bibliothèque d’objets fidèles et précis accessible directement depuis les catalogues des fournisseurs. GEOMENSURA œuvre en ce sens afin d’accompagner les industriels dans cette prise de conscience.

De plus, au-delà de l’influence du BIM dans l’optimisation en phase projet, il a également un rôle à jouer dans l’optimisation des coûts d’exploitation de l’ouvrage construit. Et pour cela, il est nécessaire de livrer son jumeau numérique fidèle trait pour trait. Ainsi, le détail des équipements posés est fondamental et n’est possible que si les industriels créent, tiennent à jour et mettent à disposition leurs catalogues en numérique « BIM ». Les catalogues d’équipements « Infra » n’échappent pas à la règle.

Il y a donc une demande toujours plus forte pour intégrer les bases des fournisseurs industriels dans les logiciels d’infrastructure. Il est essentiel que la profession comprenne l’importance d’avoir des catalogues numériques de leurs produits comme c’est le cas chez leurs confrères du bâtiment, pour qui cela marche très bien. Les industriels de l’infrastructure doivent réagir et vite.

GEOMENSURA met actuellement en place des partenariats avec des industriels et la société BIMobject pour aller plus loin dans ce sujet du PPBIM et accompagner les industriels dans la définition des objets du BIM. L’entreprise espère que cette démarche proactive permettra de montrer l’efficacité du PPBIM afin de sensibiliser les industriels aux enjeux de demain.

Les réponses Geomensura

La réponse GEOMENSURA passe par la formation de tous les acteurs, afin d’éduquer toute la chaîne, du client jusqu’aux utilisateurs finaux. Le BIM n’est pas un problème informatique, la formation et l’information sont les piliers du développement de ces technologies. Nous sommes là pour accompagner les acteurs, et leur apprendre à les exploiter correctement.

L’arrivée des IFC 4.1 souligne le besoin de se former au BIM ; plus que jamais les équipes doivent monter en compétences dans la modélisation. Nous pourrions par facilité penser que le BIM ne concerne que les utilisateurs (expérimentés) de logiciels alors qu’il concerne avant tout les managers (management du changement). Le BIM c’est avant tout de la méthodologie, des outils et de la coordination entre les interlocuteurs, de l’interopérabilité entre les outils.Dans ses accompagnements GEOMENSURA a bien compris l’importance du facteur humain. Les formations proposées par GEOMENSURA n’interviennent donc pas seulement sur le logiciel mais sur ce changement de paradigme. Travailler en mode collaboratif n’est finalement pas si naturel.